Des mesures de contrôle, de dépistage et des traitements sont mis en place dès maintenant
Sainte-Agathe-des-Monts, le 29 octobre 2010 — Le Centre de santé et de services sociaux des Sommets (CSSS des Sommets) avise la population que le Pavillon Philippe-Lapointe, centre d'hébergement rattaché à l'Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts, est possiblement aux prises avec une éclosion de Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline d'origine communautaire souvent appelée SARM d'origine communautaire et que dès maintenant des mesures de contrôle et de dépistage sont mises en place. Pour l'instant, les résidents du 3e étage du Pavillon Philippe-Lapointe seraient les plus particulièrement affectés. En date d'aujourd'hui, 7 résidents semblent être porteur de la bactérie. Leurs prélèvements furent envoyés au Laboratoire de santé publique du Québec pour connaître si oui ou non, les personnes sont porteuses de cette bactérie. Par mesure préventive, le CSSS des Sommets procédera à un nouveau dépistage auprès de l'ensemble des résidents au cours des prochains jours. Les familles et les proches des résidents seront contactés par l'établissement dès aujourd'hui pour les informer de la situation.
Dans le contexte actuel, des mesures exceptionnelles furent mises en place auprès des résidents potentiellement porteurs du SARM d'origine communautaire :
- Isolement ;
- Traitement médical préventif (prise d'antibiotiques, hygiène quotidienne avec un savon antiseptique, crème nasale antibactérienne, etc.) ;
- Renforcement des mesures d'hygiène de base, incluant l'hygiène des mains et la désinfection des lieux physiques ;
- Mise en place des mesures particulières pour les visiteurs (port de la blouse, des gants, d'un masque, etc.).
Qu'est-ce que le SARM d'origine communautaire ?
Lorsque la bactérie SARM provoque une infection chez des personnes qui n'ont été ni hospitalisées ni opérées dans la dernière année, elle s'appelle SARM d'origine communautaire. Ces infections se manifestent habituellement sous forme d'infections cutanées telles que des boutons et des furoncles et peuvent se produire chez des personnes qui, autrement, sont en bonne santé. La bactérie se transmet principalement par l'environnement en touchant à certains objets contaminés (toilettes, poignées de porte, commutateurs de lumière, etc.) par la personne porteuse de la bactérie et par les mains contaminées. C'est pourquoi, comme dans bien des cas, la meilleure protection demeure l'hygiène des mains. Dans de rares situations, une infection au SARM d'origine communautaire peut entraîner une maladie qui met la vie en danger ou la mort. Cependant, la plupart des cas se limitent à la peau et peuvent être traités efficacement.