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7 Octobre 2010 - MALADIE PULMONAIRE OBSTRUCTIVE CHRONIQUE

L'importance de la prévention et du dépistage
 
Sainte-Agathe-des-Monts, le 7 octobre 2010 — Les maladies respiratoires affectent une partie importante de la population; à l'Hôpital Laurentien, 20 % des personnes admises à l'urgence en souffrent. Les maladies respiratoires englobent notamment l'asthme, la bronchite chronique et l'emphysème, mais la majorité des cas traités par les inhalothérapeutes de la clinique MPOC du Centre de santé et de services sociaux des Sommets (CSSS des Sommets) est reliée à la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). La MPOC est une maladie chronique caractérisée par l'essoufflement, la toux, du mucus abondant et la fatigue qui affecte surtout les personnes âgées de 60 ans et plus, fumeuses ou ex-fumeuses. Le tabagisme représente en effet le principal facteur de risque - dans près de 90% des cas -, alors que les autres causes incluent l'exposition à la fumée secondaire, l'hérédité et, dans de rares cas, l'exposition à la pollution ou à certaines matières et fumées dans le milieu de travail. «Pour développer cette maladie, il faut avoir fumé un certain nombre d'années, mais on voit des gens de plus en plus jeunes, comme des gens de 45 ans », affirmeMme Kathleen Longpré, assistante-chef au service d'inhalothérapie du CSSS des Sommets.

Si les cas recensés sont de plus en plus nombreux, plusieurs personnes souffrant de problèmes respiratoires ne reçoivent pas le diagnostic approprié. C'est pour cette raison que Mme Longpré souhaite sensibiliser la population à l'importance de la prévention et du dépistage de cette maladie. «Lorsque les gens consultent parce qu'ils sont essoufflés, ils ont déjà perdu 50 % de leur capacité respiratoire », explique-t-elle, en précisant que les dommages sont irréversibles. D'où l'importance d'obtenir un diagnostic le plus tôt possible. Elle précise que les personnes qui souffrent d'essoufflement, qui ont des rhumes ou des infections pulmonaires à répétition, qui sont fumeurs ou qui l'ont déjà été, devraient demander à leur médecin de passer des tests de capacité respiratoire. Au CSSS des Sommets, la prévention passe par une prise en charge des personnes le plus tôt possible. «Nous essayons de plus en plus d'être axés sur la prévention lorsque nous sommes appelés à traiter des fumeurs pouvant potentiellement développer une MPOC », affirme Mme Longpré.


De gauche à droite : Mme Louise Godmer, résidente de Sainte-
Agathe-des-Monts; Mme Kathleen Longpré, inhalothérapeute
et Mme Sylvie Duchesne, inhalothérapeute.

Des traitements pour améliorer la qualité de vie
Bien que la MPOC ne puisse être guérie, des traitements permettent aux personnes qui en sont affectées de diminuer leurs symptômes et d'améliorer leur qualité de vie et leur longévité. Plus tôt la MPOC est diagnostiquée, plus elle est facile à traiter. Les inhalothérapeutes de la clinique MPOC font du dépistage, de l'enseignement, des suivis téléphoniques et de la réadaptation pulmonaire auprès des usagers. Si le tabagisme est le premier changement que les usagers doivent incorporer à leur mode de vie, ils sont également sensibilisés à l'importance de mieux respirer, de faire de l'exercice et de bien se nourrir. «Les gens qui ont perdu leur capacité respiratoire vont avoir le réflexe de ne plus rien faire, mais ils doivent au contraire demeurer actifs », explique l'inhalothérapeute. Ils sont donc amenés à bouger davantage et à faire des exercices de musculation – ce qui facilite l'absorption d'oxygène. En plus de recevoir la médication appropriée à leur condition, ils sont dirigés vers d'autres ressources, au besoin, alors que les personnes atteintes de MPOC sont souvent affligées d'autres problèmes de santé. Ils sont finalement invités à faire de la réadaptation pulmonaire à raison de deux fois par semaine pendant dix semaines à la clinique MPOC. « Au début, juste le fait d'installer la personne au vélo et de la descendre, son exercice est fait. À la fin des dix semaines, les gens font de 20 à 30 minutes d'exercice ou de vélo par jour », confirme Mme Kathleen Longpré.

Pour obtenir de l'information sur la clinique MPOC du CSSS des Sommets, on doit contacter Mme Kathleen Longpré, assistante-chef du service d'inhalothérapie au 819 324-4000, poste 4351 ou Mme Sylvie Duchesne, inhalothérapeute à la clinique MPOC au 819 324-4000, poste 4716.

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Source et information : 
Alain Paquette
Directeur des communications et des relations avec la communauté
Centre de santé et de services sociaux des Sommets
Téléphone : 819 324-4088
Courriel :
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